Sur la Riviera

Engagements principaux
Dates
La reprise de la région de Fayence19 - 21 août 1944
Saint-Cézaire15 - 21 août 1944
La bataille pour Cannes20 - 24 août 1944
Grasse23 - 24 août 1944
Villeneuve-Loubet24 - 27 août 1944
La traversée du Var27 - 30 août 1944
Barcelonnette et Jausiers30 août - 23 octobre 1944
Nice29 - 30 août 1944
Vers la frontière italienne31 août - 7 septembre 1944
Le col de Braus et le siège de Sospel31 août - 28 octobre 1944
Les vallées de la Roya et de la Bévéra1er septembre - 10 novembre 1944
Peïra-Cava3 septembre - 23 novembre 1944
La vallée de la Vésubie et de la Tinée10 septembre - 17 novembre 1944
Turini et le Massif de l'Authion10 octobre - 17 novembre 1944

 

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Lorsque les parachutistes commencent leur route en direction de la Riviera, le 517th Parachute Regimental Combat Team se trouve face à un objectif de taille : Saint-Cézaire. Lors de la nuit du 15 août, quelques parachutistes alliés avaient été largués loin de leurs zones de saut et avaient atterri sur le versant ouest de la vallée de la Siagne. Le 20 août, la marche de la FABTF dans les Alpes-Maritimes commence. Le 21 août, les parachutistes arrivent en force et s’empare du village dans la journée.

Plus au sud, le 509th Combat Team, composé du 509th et 551st PIB ainsi que du 463rd PFAB et de la 596th PCEC se bat le 20 août sur la côte à La Napoule où les parachutistes affrontent les défenseurs de Cannes. Une première attaque sur Mandelieu le 21 août se solde immédiatement par la retraite des forces allemandes, conformément aux ordres reçus. Le même jour, les parachutistes attaquent avec succès leur objectif subissant de lourdes pertes. Le 509th mène ensuite l’avance sur Cannes au cours des trois jours suivants entrant dans la ville le 24 août.

Le General Frederick demande alors l’autorisation de continuer vers l’est pour étendre ainsi le périmètre de protection au-delà de la zone prévue. Le danger de toute contre-attaque parait écarté. Le 25 août, le General Patch commandant la 7th Army choisit une ligne de défense afin de protéger le flanc droit de la VIIe Army suivant une ligne allant du col de Larche à l’embouchure du Var. Sur le littoral des Alpes-Maritimes, la progression s’arrête 20 kilomètres plus à l’est sur la rive du Var et seules des reconnaissances sont autorisées au-delà du fleuve dans la ville de Nice.

Au secteur centre du déploiement de la Task Force ce trouve la First Special Service Force qui doit éliminer des petits points défensifs localisés entre la Siagne et Grasse. La ville de Grasse tombe aux mains des Forcemen aux petites heures du 24 août. La FSSF et le 517th PIR continuent ensuite leur progression vers l’est où la First Special Service Force rencontre la prochaine ligne de défense allemande sur le Loup. Quand au 517th, il avance dans les montagnes où il ne rencontre aucune résistance allemande jusqu’aux rives du Var le 26 août.

C’est à Villeneuve-Loubet que les combats sur la rivière le Loup sont les plus violent. La First Special Service Force s’empare de Villeneuve-Loubet le 24 août sans tirer un coup mais essuie une contre-attaque ennemie le restant de la journée. La FSSF avance également à La Colle et le 517th PIR traverse le Loup en ne rencontrant aucune résistance.

Au nord, les troupes de Frederick reçoivent l’ordre de pousser vers les cols, de parcourir plus de quatre-vingts kilomètres de régions montagneuses afin de bloquer le col de Larche qui est un point de passage essentiel vers l’Italie. Pour le General Frederick, cette nouvelle mission réduit considérablement ses moyens de défense, sans parler du problème du manque de concentration de son artillerie déjà peu nombreuse qui s’en suit. Le problème est avant tout la construction d’une ligne de défense fiable, sur des positions facilement défensables, impliquant l’arrêt des troupes. Il confie cette mission au 550th Infantry Airborne Battalion qui était tenu en réserve. Le 550th Infantry Airborne Combat Team est alors créé avec le 463rd PFAB et l’unité arrive au col de Larche le 31 août.

Durant leur course vers l’est, les véhicules de la First Airborne Task Force sont encore en transit. Les parachutistes sont pour la plupart du temps à pied mais certains véhicules ennemis ou civils sont « libérés » par les parachutistes. Les véhicules sont tous différent, ceux-ci vont des vélos aux berlines jusqu’au camion de charbon de bois et même des Mercedes. Toutes les unités font comme elles peuvent pour se déplacer et transporter son matériel. La 596th Parachute Combat Engineer Company a placé tout son matériel dans des véhicules ennemis capturés. Le 509th PIB voyage par GMC « emprunté » au 443rd AAA Bn. L’hôpital mobile du 509th est d’ailleurs un camion allemand capturé. Il semblerait que pour palier à ce problème de véhicule, la 676th Medical Collecting Company dispatche ses jeeps dans les différentes unités pour transporter les parachutistes.

La 1st Airborne Task Force manque cruellement de véhicule lors des premiers jours de l'invasion. Ces parachutistes de F/517 ont récupérés un véhicule allemand. Remarquez le marquage "US 517" peint grossièrement sur le véhicule.

La 1st Airborne Task Force manque cruellement de véhicule lors des premiers jours de l’invasion. Ces parachutistes de F/517 ont récupérés un véhicule allemand. Remarquez le marquage « US 517 » peint grossièrement sur le véhicule.

Le contact avec le Var n’est établi que dans la nuit du 25 au 26 août quand les américains arrivent en bordure du fleuve à Gilette. Ils font alors leur jonction avec les FFI qui tiennent difficilement le secteur sous la pression des forces allemandes. Le 27 après plusieurs tentatives de faire traversée le Var aux américains près du pont Charles-Albert, ces derniers acceptent en enfreignant les ordres de Frederick et prennent la Roquette-sur-Var et Levens dans la nuit du 27 au 28 guidés par les FFI où le 2/517 capture 87 prisonniers. Le 27 août les américains atteignent le Var dans le secteur côtier.

Cette progression le long du littoral de Cannes vers le Var ne donne lieu qu’à des combats retardateurs, les pertes sont essentiellement le fait de mines. À ce moment là, en sachant que les alliés sont sur les rives du Var, Nice s’insurge contre l’occupant et le 28 août, plusieurs unités de la FABTF convergent en direction de Nice et « libère » la ville.

Le 31 août, les unités de la FABTF avancent au nord et à l’est de Nice à la poursuite des allemands sur les corniches de la Riviera vers la frontière italienne ayant reçut l’ordre de rester sur ses positions et de n’envoyer que des patrouilles avant de recevoir enfin l’ordre d’avancer jusqu’à la frontière italienne.

Durant sa progression, la FABTF avance dans une région fortement minée et dans laquelle quasiment tous les ponts sont détruits. Le 30 août, ses unités sont avertis que des cadavres peuvent être piégés, notamment entre la route entre Vence et Coursegoules. Le 31, un officier du génie rapporte des cas de cadavre allemands d’allemands et de partisans piégés. De plus, le terrain est souvent vallonnée, voire carrément montagneux, les routes serpentent et les allemands s’organisent de solide point défensif ralantissant considérablement l’avance des troupes alliés.

Dans les montagnes

Le 31 août, la First Special Service Force atteint le Touët-de-l’Escarène situé en bas du Col de Braus, les Forcemen y affrontent les troupes allemandes dans ce secteur et capture la Tête de la Lavina sans grande résistance.

Quatre jours après que la FSSF ai prit le contrôle du col de Braus, le commandement de la First Airborne Task Force change les zones de responsabilités de ses unités en première ligne. Le 509th Combat Team doit faire mouvement depuis la côte, au nord, entre le 517th PRCT et, le 550th IAB se trouvant à Barcelonnette. Après la prise de la Lavina, la FSSF doit se rendre au sud vers la côte, partant de la zone de l’Escarène et du Col de Braus, laissant cette zone sous le « contrôle » du 517th PRCT.

Jusqu’au 18 septembre, la bataille du Col de Braus fait rage et s’ensuit ensuite une guerre de position sur les allemands retranchés à Sospel.

Henri S. Simpson, Harold C. Johnson et William A. Ross de la 596th PCEC réparant la route du Col de Braus.

Henri S. Simpson, Harold C. Johnson et William A. Ross de la 596th PCEC réparant la route du Col de Braus.

Non loin des positions du 517th PIR, la First Special Service Force est déployée entre Menton et Castillon sur une ligne de crête depuis le Mont Meras jusqu’au Monte Grammondo où ce trouve entre ces deux montagnes le fort de Castillon que la FSSF affronte pendant quasiment deux mois.

À Peïra-Cava, le 517th tient la tête du pin, où il a une vue sur la vallée au nord. Une guerre de patrouille et de contre-patrouille s’en suit jusqu’à la relève du 509th Parachute Infantry Battalion dans le secteur afin d’essayer de prendre le col de Turini et massif de l’Authion.

Au secteur centre se trouve le 509th Combat Team qui est déployé entre la vallée de la Vésubie et de la Tinée où le Combat Team installe de nombreux avant postes afin d’observer l’ennemi sur la frontière et sont grandement aidés par la résistance.
À l’arrivée de la neige au début du mois d’octobre, le 551st PIB inove des patrouilles à ski dans la Tinée.

Les hommes les plus au nord du front sur la frontière sont les Glider Riders du 550th Infantry Battalion et les parachutistes du 463rd Parachute Field Artillery Battalion surveillant la frontière à Barcelonnette et Jausiers où ils sont aidés par la résistance.