Nice

La First Special Service Force et le 551st Parachute Infantry Battalion, arrivent sur la rive ouest du Var aux cours des journées du 28 et 29 août et se mettent à occuper des positions défensives.

Dans les petites heures du 29 août, le Captain Ed Hartman (551st Battalion S-2) insiste pour mener une patrouille de cinq hommes. Ils arrivent sur un pont détruit sur le Var et vont jusqu’à Nice, où ils marchent jusqu’à la Place Massena jusqu’à la mairie.

Le lendemain, deux FFI, le Lieutenant Joseph Amaldi et son sergent Albert Le Large, rapportent que, hormis quelques allemands isolés, la ville est libre mais la rumeur laisse entendre qu’ils reviendraient en force et les FFI pressent les Américains d’entrer dans la ville.  Le bataillon avait reçu l’ordre de rester sur la rive opposée afin de bloqué toute tentative de contre attaque ennemie. Puisque les FFI contrôles la ville mais craignes un retour de l’ennemi, le 551st est convaincu, après de vive discussion, d’entrer dans Nice.

Les groupes de FFI avaient pourchassés les allemands autour, et dans la ville, et le matin du 29 août, Jojo, Le Large, et deux autres résistants arpentent Nice dans une Citroën. Le chef du groupe craint une contre attaque ennemie, et ordonne d’encourager les Américains à prendre positions dans la ville ! La résistance contacte le 551st au Pont du Var et rapportent que les allemands quittent Nice. Cependant les parachutistes ont ordres de rester sur leurs positions en dehors de la ville et de ne pas franchir le Var qui constitue une excellente ligne de défense en cas de contre-attaque ennemie. Les Américains trouvent l’évacuation allemande suspecte. Le Large suggère donc de guider un soldat dans la ville. Les américains acceptent mais exigent qu’un FFI reste avec eux. Jojo, qui ne sait pas conduire, reste, pendant que les autres résistants accompagnent le para dans les rues principales de la ville. Ils ne manquent pas de lui faire visiter “La Madeleine”, afin de dignement célébrer la libération de la ville, et il le fait avec ferveur. Guidés par Joseph Arnaldi, le soldat américain arrive Bar-Épicerie-Restaurant chez Trombetta où la population le fête. L’alcool coule à flots ! Les FFI le ramènent dans les lignes américaines, totalement ivre, il fait son rapport à ses supérieurs : « Yes, libre, Nice… Good ! » puis il s’effondre tellement il est alcoolisé. Quand à Jojo, il repart en ville avec une autre patrouille.

Le sergent-chef, Albert Le Large du groupe de résistance "Jojo Arnaldi", en compagnie d'Eugene Cherry, premier parachutiste américain à entré dans Nice.

Le sergent-chef, Albert Le Large du groupe de résistance “Jojo Arnaldi”, en compagnie d’Eugene Cherry, premier parachutiste américain à entré dans Nice.

À 10 heures, le 29 août 1944, le 1st Lt. Dick Durkee, 2nd platoon leader de la A Company du 551st PIB est le premier officier à entrer dans la ville avec un squad sous les ordres de Pappy Herrmann à la périphérie de Nice pour mesurer l’ampleur de la résistance allemande.

Five O’ Niner et Forcemen à Nice

Dans l’après-midi du 29 août, le Lt. Hugh Shaw, commandant du Demolition Platoon du 509th, vérifie un pont sur le Var au nord de la ville lorsqu’une jeune femme de la Croix Rouge vient à lui pour lui dire que les allemands ont quittés la ville. Sept hommes du peloton embarquent dans son camion et vont donc à Nice où ils sont les premiers Five O’ Niner à entrer dans la ville en buvant et fêtant la libération.

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Les Five O’ Niners des Demolition et Mortar Platoon sur un camion du 443rd AAA Bn.

Le 29 août, la FSSF se trouve également sur la rive ouest du Var en face de Nice et eux aussi envoient des hommes en reconnaissance dans la ville. Le Colonel Jack Akehurst commandant du 1st Regiment veut également entré dans Nice.

En s’approchant du Var, les trois hommes remarquent que le pont principal menant en ville est partiellement détruit. Lorsqu’ils traversent, ils sont accueillit de l’autre côté par une délégation d’officiels de la ville qui avait amené avec eux une voiture noir décapotable dans laquelle ils proposent de les amener dans leur ville.

Akehurst s’assit du côté passager à l’avant et les deux autres hommes sur les ailes, Thompson en main. Lorsqu’ils entrent en ville, les rues sont bondées de Niçois agitant des drapeaux et pour d’autre offrant des fleurs ou du vin.

Le 30 Août, le Général Frederick reçoit la permission du Général Devers de franchir le Var et d’occuper la ville où les français fêtent officiellement la libération de Nice.

La colonne du 509th entre par l’avenue de la Californie et la rue de France où elle traverse triomphalement  la ville envahie par une population en délire et continue sa poussée vers l’est vers Menton. Une partie de la colonne est envoyée au nord à Saint André afin d’établir le contact avec les hommes de la First Special Service Force et l’autre progresse vers l’est passant par les diverses localités perchées sur les Corniches de la Riviera. L’Etat Major du 509th quand à lui, s’établit à l’hôtel Alambra, qui devint un peu plus tard le Quartier Général de la 1st Airborne Task Force pour le reste de la campagne.