Les vallées de la Roya et de la Bévéra

Poussant vers l’Est des Alpes Maritimes la First Special Service Force participe durant vingt jours à la libération de nombreuses localités sur la bande côtière et dans l’arrière pays, jusqu’à la frontière Italienne. À travers son périple, la FSSF est transportée dans des véhicules du 8th Naval Beach Battalion. Au 31 août, elle accuse 369 blessés et 21 morts.

Après avoir changé les zones de responsabilités des unités de la First Airborne Task Force, La FSSF doit se rendre au sud vers la côte, partant de la zone de l’Escarène et du Col de Braus, devenant ainsi la zone de combat du 517th Parachute Regimental Combat Team.

Le 1st Regiment évolue alors sur les hauteurs à l’ouest de la route de Castillon-Menton. La 5-2 du Captain William H. Bennett fait des merveilles le 7 Septembre du côté de Menton, où il prend une position ennemie sur la frontière et sera décoré de la Croix de Guerre pour cette action. Le 3rd Regiment installe des barrages routiers autour de Castillon, tout en entamant un siège de plusieurs mois contre un fort français de la ligne Maginot gardant la frontière, où ce sont retranchés des soldats ennemis. Alors que les 1st et 3rd Regiment prennent positions au nord et au nord-ouest de Menton, notamment autour de Castillon (Mont Ours et Mont Meras) où les allemands tiennent un important fort, le 2nd Regiment du Lt. Col. Robert Moore s’établit sur Monti et le village de Castellar dominant Menton, aux pieds du Monte Grammondo (1378 mètres) tenu par l’ennemi depuis le versant italien à l’est. La 148. Reserve-Infanterie-Division, qui compte 60 % de non allemand, désorganisée et s’appuyant sur une faible artillerie, ne réussit pas à contre-attaquer et à stopper sa progression.

L’unité est accompagnée pendant sa progression par une équipe d’observateurs d’artillerie de la marine, dont l’assistance est très efficace. La FSSF communément appelée la Force, rodée aux techniques du combat en montagne, va pour la première fois tenir un front de défense active en altitude sur une longue période.

Le 2nd Regiment est celui qui se tient pile sur la frontière italienne, entre Plan de Lion et le Monte Grammondo, le 3rd Regiment est celui se trouvant le plus au nord du secteur d’occupation de la 1SSF et se trouve souvent en contact avec les patrouilles du 517th PIR. Le 1st Regiment se trouve entre le 2nd et le 3rd Regiment. Le Poste de Commandement de la FSSF se trouve à Menton.

Le 3rd Regiment cause de lourdes pertes au 8. Grenadier-Regiment grâce à des frappes d’artillerie dans le secteur de l’Escarène, tandis que le 1st et 2nd Regiment enfoncent les résistances du 239. Grenadier-Regiment, épuisé et désorganisé, qui pose cependant mines et pièges sur les axes routiers. La FSSF ayant atteint son point d’arrêt, les unités allemandes se rétablissent avec ce qu’il leur reste comme effectif, soit les éléments disponible de la 34. Infanterie-Division. De nombreuses positions d’artillerie et de mortiers sont installées sur la frontière, qui va pilonner lourdement les secteurs de la FSSF et du 517th PIR (Sospel) pendant plusieurs semaines.

Depuis le 21 août, le 602nd GFAB est rattaché à la FSSF. Le 2 Septembre, un homme est légèrement blessé à cause d’une mine et le jour d’après, le Pvt. Frank J. Keefe du Medical Detachment est tué à Nice en manipulant une grenade allemande.

Le 602nd GFAB quitte La Colle du Loup qu’ils avaient rejoints le 31 Août le 4 Septembre pour aller sur leur nouvelle position dans les environs de La Pointe de Contes au nord-ouest de Monaco. De là, le bataillon tir plus d’une centaine d’obus mais les Pack Howitzer de 75mm ne peuvent tiré que jusqu’à 8 kilomètres et demi et ne peuvent pas couvrir tout le champ d’action de la FSSF situé à la frontière Italienne.

À part la mort de Frank Keefe le 3 septembre, les alliés sont pour le moment parvenus à ne pas perdre un seul soldat pendant la progression de Nice à Menton.

Le 6 septembre, une jeep d’observateur de la Battery A qui est aller en avant du front roule sur une mine entrainant la mort du S/Sgt Louis P. Leseister du T/4 Arthur J. Lupone et du Cpl. Louis Green et l’hospitalisation du 1st Lt. Danial Gettinger.

Le lendemain, la 5-3 atteint le Mont Ours, en chasse les allemands et se prépare à une contre-attaque imminente.
Le platoon de Steve Pasztor est cloué au sol par la contre-attaque et Pasztor se tient derrière un rocher. Il demande aux hommes derrière lui de lui envoyer des grenades. Ses hommes lui en envoi 8 au moment où il entend des ordres allemands, faisant signe d’une attaque imminente. Dès que les allemands font leur apparition, Pasztor balance les grenades sur eux aussi vite et aussi loin qu’il le peut. Au moment de lancé la 6e grenade, il se casse maladroitement le bras et lance ses dernières grenades tant bien que mal. Après cette contre-attaque ayant échoué, la 5-3 est demandé à faire des convois de ravitaillement jusqu’aux sommets des crêtes. Pasztor fait se job pendant deux jours avant de signaler qu’il a le bras cassé.

L’offensive majeur du 11 12 et 13 septembre 1944 

Le 11 Septembre au matin, les Américains dans le secteur côtier finissent d’occuper toute la ligne de crête frontalière à l’est de Menton d’où ils ont une excellente vision sur le dispositif allemand.
Alors que la FSSF atteint dans la matinée la ligne de crête, une contre-attaque allemande, menée vraisemblablement par les nouveaux renforts du 107e bataillon de la 34e division, rejette les Américano-Canadiens sur leur position initiale. Dans le courant de la soirée, les Américains aidés par l’artillerie de marine, tirant à vue, peuvent récupérer la position.

Le Pfc. Richard « Dick » De Young de la 1-2 est blessé au dessus de Castellar, après une opération réussie mais une contre-attaque difficile. Une balle de sniper allemand est entrée derrière son oreille droite et sortie au milieu de sa nuque. Paralysé et laissé pour mort, il se fait dépouiller de ses armes, sa montre et ses objets personnels.
Cette nuit-là, durant un bombardement sur le secteur, un éclat d’obus ou de roche lui percute la tête, lui cassant un fragment de crâne.
Il est reconnu vivant par un homme transportant les cadavres ayant remarquer que son oeil bouge.

Forcemen de la 3rd Company du 3rd Regiment au sommet du Mont Ours.

Forcemen de la 3rd Company du 3rd Regiment au sommet du Mont Ours.

Au cours de cette journée, les pertes allemandes sont de 16 morts et de 51 prisonniers.

Le platoon du Sgt. Joe Dauphinais, l’un des trois premiers hommes ayant atteint le sommet de La Difensa le 3 Décembre 1944 durant la bataille de Monte Cassino, se trouve sur un pic à la frontière italienne au-dessus de Castellar, sur une longue crête étendue se trouvant sur son plus haut point. Il a en tout 28 hommes sous son commandement. Sur leur flanc gauche se trouve le 2nd Battalion du 1st Regiment et sur leur droite le 1st Battalion du 1st Regiment. Si le platoon de Dauphinais a un problème, il faudra 3 heures pour que l’un des deux bataillons atteigne leur position !

Ils installent leurs défenses, en prenant le maximum de précaution en ramassant toutes les armes ennemies présentes sur le terrain et en particulier les mitrailleuses et les grenades à manche. Ils ont deux lignes de défense principale ; leur ligne de défense initiale dans laquelle ils se trouvent ainsi qu’une autre ligne naturelle composée de rochers a une cinquantaine de mètres derrière eux.
Une nouvelle attaque est lancée contre le 2nd Regiment tôt le matin du 12 septembre.

Après leur première attaque, ils tiennent encore bien leurs positions mais ils ne réalisent pas que les Allemands sont en surnombre. Alors ils décident de contre-attaquer depuis les hauteurs. Ils perdent 3 hommes durant l’attaque. Les Allemands tentent une deuxième percée et après 3 minutes de combat, toutes les armes sont enraillées ! Les BAR, les Johnsons, les Cal .30…Toutes ! Heureusement, les Forcemen ont une MG42 dans chacune de leurs positions. La bataille est très intense. Les forces allemandes sont éstimées à 250 hommes ils arrivent par vague et sont très déterminés à reprendre ce bout de terrain. Les hommes se battent jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que 12 valides. Au bout de 8 hommes valides, Dauphinais ordonne de se replié sur leur deuxième ligne de défense située à 50 mètres derrière eux. Les Allemands doivent à présent s’exposer pour leur tirer dessus. À 11 heures du matin les Allemands cessent leur attaque et se mettent a redescendre dans la vallée à cause de l’artillerie et d’une attaque à la torpilles pilotées sur trois destroyers de l’US Navy mouillés devant Menton. C’est un nouvel échec.

La bataille du Mont Ours du 13 Septembre 1944 lors de l’offensive majeur est si féroce et de si près que l’ennemi est contraint d’abandonner la position, aboutissant à la capture de cinq prisonniers et la reddition de vingt-cinq autres plus tard dans la journée, à ce moment les Forcemen apprennent que l’assaut de quatre compagnies allemandes ont été complètement stoppée et 32 blessés leur sont infligés par une attaque audacieuse de cette section de quatorze Forcemen. La bataille du Mont Ours distingua cinq membres du 2-3, tous canadiens : Le Pvt. Douglas E. Dickie et le Sgt. Lawrence H. Devison, tous deux de la région de Nova Scotia, le Pvt. Donald L. Fitzpatrick et le Sgt. George T. Bundy tous deux provenant d’Ontario, le Québécois Sgt. John Barnett qui était francophone et le S/Sgt. Solomon M. Biblowitz tué lors des combats.

Durant l’offensive allemande, le Pvt. Robert C. Anderson, originaire de Southey Saskatchewan au Canada est tué sur le Monte Grammondo. Anderson avait participé à toutes les campagnes de la First Special Service Force et avait participé au raid de Dieppe lorsqu’il faisait partie de l’armée Canadienne, avant de s’enrôler dans la Force.

La forteresse de Castillon

Les combats les plus apprent ont lieux autour du village de Castillon. Ceux-ci débutent le 4 Septembre lors de l’arrivée du 517th PIR sur la ligne de crête où 15 soldats ennemis sont capturés au Mont Meras. Les Américains sont rejetés le lendemain et réoccupent à nouveau cette position le 7 Septembre. Le secteur sud, de Castillon à la mer est dévolu à la FSSF dont le 3rd Regiment occupe le Mont Ours au moment où les renforts allemands appartenant au 80e Regiment de la 34e Division arrivent dans le secteur en remplacement des soldats de la 148e division. Au cours de la semaine suivante, le 8 Septembre, où il avait été décidé d’arrêter les troupes sur la frontière franco-italienne, la ligne défensive de la FSSF dans le secteur côtier recule de la crête frontalière en raison d’un meilleur terrain défensif sur la ligne de crête située à l’ouest de Castillon. Cette décision d’un repli des troupes s’avère être une erreur et les troupes américaines durent reprendre ensuite ces positions pour posséder des observatoires sur les positions allemandes et empêcher les Allemands d’avoir des vues dans la vallée où passaient leurs propres routes de ravitaillement.

Le 9 septembre, le 3rd Regiment de la FSSF envoi ses premières patrouilles dans le village de Castillon qui est accolé à la forteresse mais elles sont repoussées. À partir de ce jour, le front se stabilise et pour la première fois, les Allemands commencent à préparer des positions retranchées. Le 10 septembre, le 2nd battalion du 3rd Regiment de la FSSF attaque le fort de Castillon. Après une préparation d’artillerie inefficace, les Américains lancent l’assaut, coupent la route de ravitaillement au nord du fort et parviennent sur les superstructures mais ils sont incapables d’y pratiquer une ouverture. Les Allemands organisent alors une contre-attaque venant de l’est avec deux compagnies pour dégager le forteresse et par le nord avec, pour la première fois, la présence de blindés venant de Sospel. Le combat dure toute la journée, centré autour du fort de Castillon. Le 3rd Regiment de la FSSF est obligé de se retirer des abords de la forteresse et d’évacuer les avant-postes, car il est pris sous le feu combiné des armes automatiques, des grenades et des tirs de mortiers allemands. C’est l’artillerie américaine aidée par le soutien de la marine alliée qui permet d’enrayer la contre-attaque allemande.

Le Colonel Walker commandant la FSSF estime alors que la forteresse ne peut être prise par l’infanterie et ordonne que celle-ci soit sujette à des tirs de harcèlement par l’artillerie. L’échec de cette opération n’incombe pas au manque d’experience de la FSSF qui combat sur un terrain montagneux qui lui est particulierement familier. C’est plutôt la conséquence du manque d’entraînement pour la prise d’ouvrages fortifié, ainsi que de l’ordre donné à la FSSF de ne pas traverser la frontière vers l’est, qui rend impossible tout encerclement de l’ouvrage. Cela permet alors aux troupes allemandes de se réorganiser.

Le 15 Septembre, la FSSF envoie des patrouilles de reconnaissance dans le but de préparer une opération afin d’encercler le fort, mais celle-ci ne peut être réalisée en raison des ordres donnés par Frederick. Les Américains surplombant la forteresse la bombarde ensuite quotidiennement avec tous les moyens à leur disposition. À la fin du mois, le 1er bataillon de la 34e division allemande exécute une attaque contre le 3rd Regiment de la FSSF. C’est la seule attaque d’importance lancée par les Allemands contre la FSSF. Le 21 Septembre, la FSSF domine la forteresse de Castillon et la pilonne sans cesse. Des contre-attaques allemandes contre les positions d’observations américaines sont repoussées le 2 Octobre.

Le contact direct par le fait de rencontres de patrouilles ou par des embuscades tendues est très rare, après les affrontements du mois de septembre.
Dans le secteur du 3rd Regiment, au nord-ouest de Castillon, un seul contact est établi au cours de la nuit du 23 au 24 octobre, après plus d’un mois de patrouille. Les américains sont avertis par des civils français de la présence d’une patrouille allemande. L’embuscade tendue par les Forcemen sur une patrouille allemande composée de 16 à 20 hommes est un succès et celle-ci est entièrement détruite. Il est clair que le fort de Castillon bloqua l’avance du 517th PIR et de la FSSF.

Le 25 Octobre, les allemands sabotent les installations du fort de Castillon et au cours de la nuit du 27 au 28 Octobre, ils se retirent. Au matin du 28, les Forcemen occupent le fort de Castillon qu’ils ont mis si longtemps à conquérir.

Une guerre de position

La consolidation et l’amélioration des positions est une préoccupation première, chaque gain de temps permet d’établir des positions plus avancées, particulièrement sur les hauteurs dominant l’Italie jusqu’à San Remo. Les tirs d’artillerie lourde et des mortiers peuvent y être dirigés plus efficacement, notamment sur la vallée de la Roya qui reste sous contrôle allemand. La FSSF reçoit l’aide du professeur Henri Chrétien, astrophysicien de l’Observatoire de Nice ayant mis à disposition une batterie de télescopes (54 au total) ultra puissants, afin de mieux diriger les tirs d’artillerie sur l’arrière des lignes allemandes. Cette capacité à mettre quantité d’atouts dans son jeu permet à la FSSF de se mesurer fréquemment à un adversaire plus puissant qu’elle.

La Cannon Company du Lieutenant MacIntosh, équipée d’obusier de 75mm sur Half-tracks M3, se montre particulièrement efficace grâce à sa mobilité, donnant l’illusion d’une supériorité en soutien d’artillerie.
L’appui de la 887th Airborne Aviation Engineer Company, rattachée à la FSSF depuis le 1e Septembre, permet d’établir rapidement un réseau de barbelés et de mines à l’avant des positions, ainsi que d’améliorer le réseau de sentiers et routes carrossables pour que les jeeps s’approchent au plus près des positions au sommet des montagnes.

Les FFI, en particulier les Brigades Saint-Just et Prath (Monaco) se portent volontaires pour acheminer les munitions et ravitaillement. Ces renforts représentent un apport précieux et, dans un courrier du 22 Septembre au Head Quartermaster de Menton, le Lieutenant Colonel Moore rend hommage au courage
de ces « milices patriotiques », et les autorises à se ravitailler en vêtement et matériel dans les dépôts de la FSSF. La Force s’attache même à des groupes organisés, comme le bataillon Hochcom, ou le groupe Albertini. Le bataillon de renfort de la FSSF arrive le 27 Septembre à Nice depuis Santa Maria di Capua-Verde, marquant la fin du séjour Italien de la Force. Une partie du personnel instruit est immédiatement affecté en unité.
La vie quotidienne se résume alors à un duel d’artillerie incessant, surtout dans les secteurs du 1st et 2nd Regiments, ponctué de patrouille de jour comme de nuit.

La Force est appuyé par le 602nd Glider Field Artillery Battalion mais aussi par les A et D Company du 2nd Chemical Mortar Battalion installé près de Menton depuis le 18 Septembre. La D Company reste en réserve jusqu’au 24 Septembre mais se met rapidement en action voyant les difficultés que rencontre la FSSF.

Tous les types de missions sont effectués par le 2nd Chemical Bn. À plusieurs reprises, les contre-attaques ennemies sont démenés avec un tel succès qu’elles sont divisés et n’arrive jamais à leurs fins.

Forcemen de la 2nd Company du 1st Regiment se préparant à partir en patrouille.

Forcemen de la 2nd Company du 1st Regiment se préparant à partir en patrouille.

Des patrouilles alliés sont souvent soutenu par les mortiers qui tire sur des positions ennemies par des tirs bien ajustés parfois à prêt de 100 mètres d’eux. La nuit, dans pratiquement toutes les sections, des tirs de harcèlement et indirect sont lancés sur des bivouacs et des routes d’approvisionnement donnant à l’ennemi des difficultés sans fin. Un prisonnier ennemi, un médecin, indique qu’il avait personnellement traité 70 blessés victimes des tirs de mortier au phosphore, en l’espace de 3 jours. Des documents allemands capturés dans le secteur montrent que les mortiers de 4,2 inch étaient des cibles prioritaires pour l’artillerie allemande et pour ses tirs de contre-batterie, attestant de l’exactitude des tirs et des victimes produites par son feu.

De dures semaines se succèdent, mettant à mal la résistance physique et morale des soldats. La situation est figée, créant un no man’s land entre les deux camps. Les hommes se fatiguent :  « Temps clair et froid. L’ennemi concentre d’importants tirs d’artillerie sur nos positions. Les hommes sont confiants en leurs trous individuels et y restent dissimulés. Il est flagrant de voir combien d’ancien craquent, qui ont déjà trop enduré ce genre de choses sans arrêt pendant 99 jours à Anzio, et durant plus d’un mois ici sans la perspective d’être relevés. »

Pour la première fois, des cas de désertion et d’indiscipline sont signalés, et plusieurs sont traités en cours martiale. La rumeur parle d’une relève imminente par les troupes françaises, qui se fait attendre tout au long du mois d’octobre. Le moral baisse, mais la FSSF tient toujours ses positions malgré les tirs d’artillerie, surtout au 2nd Regiment ou les installations sont plus concentrées.

Le 602nd GFAB reste en position du 1er au 21 Octobre délivrant la puissance de feu demandé. Le 4 Octobre, le tir est suspendu pendant environ 6 heures pour permettre l’évacuation d’une partie de la population civile. Des directives sont reçu disant de limiter la consommation des munitions de 33 coups par pièce par jour ! Le poste d’observation avancé se retrouve pilonné le 10 Octobre, blessant légèrement un officier et un homme de troupe qui reçoivent les premiers soins à l’Aid station du bataillon pour ensuite retourné à leur devoir juste après.

Le 22 Octobre, leurs vieux amis du 463rd PFAB qui descendent de Barcelonnette viennent apporter leur soutien. Le fort de Castillon toujours tenu par les allemands (deux compagnies), ne cède que le 28 Octobre, après deux mois de pilonnages et d’assauts, marquant le début de la retraite de la 34. Division vers Breil, diminuant considérablement la pression sur la FSSF. Ils font 24 prisonniers.
Les patrouilles de combat et les reconnaissances le long du front, maintiennent les communications avec le 517th Parachute Infantry Regiment sur une ligne adjacente près du Mont Diaurus au nord-est du village de Castillon est à l’est de celui de Sospel.


Dans la nuit du 29 Octobre, des patrouilles de la Force approchent Sospel sans contact avec l’ennemi après le Mont Razet et le fort de Castillon.

A partir de novembre, les patrouilles qui s’enfoncent de plus en plus loin du côté italien n’ont presque plus de contacts avec l’ennemi qui s’est replié progressivement vers le col du Brenner. Chacun des trois Regiments n’a plus que 3 compagnies en permanence sur la frontière.

A partir de novembre, les patrouilles qui s’enfoncent de plus en plus loin du côté italien n’ont presque plus de contacts avec l’ennemi qui s’est replié progressivement vers le col du Brenner. Chacun des trois Regiments n’a plus que 3 compagnies en permanence sur la frontière.