Nice

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La First Special Service Force et le 551st Parachute Infantry Battalion, arrivent sur la rive ouest du Var aux cours des journées du 28 et 29 août et se mettent à occuper des positions défensives en dehors de Nice, le long de la rive ouest du Var depuis quelques jours. Avec eux se trouve le 3rd Platoon de la B Company du 645th TD Bn.

Le 551st occupe des positions défensives en dehors de Nice, le long de la rive ouest du Var depuis quelques jours.

Dans les petites heures du 29 août, le Captain Ed Hartman insiste pour mener une patrouille de cinq hommes, y compris Ralph Wenthold. Ils arrivent sur un pont détruit sur le Var et vont jusqu’à Nice, où ils marchent jusqu’à la Place Massena jusqu’à la mairie, bousculant presque le maire et l’archevêque de la ville où ce dernier embrasse le non-catholique Captain Hartman. Annoncé au bureau du maire, Hartman regarde la foule commençant à émergé à l’aube en criant sur la place du village. Alors que la foule grandi et devient de plus en plus délirante, Hartman s’exclame à haute voix sur le maire sur la façon dont sa petite troupe pourra passer à travers eux pour faire un rapport à Joerg. Le maire prend alors sa propre voiture et son chauffeur, où à ce moment, ils se font tirés dessus par des FFI qui les prennent pour des allemands, les faisant rapidement heurter un lampadaire sur la promenade des Anglais, poussant alors le canon du fusil de Ralph Wenthold sur son front. Ce dernier saigne à cause de l’accident. Les hommes partent, secoués par les premiers fruit de la paix, et retournent sur les rives du Var.

Affirmant qu’il avait été à Nice avec une petite patrouille un jour ou deux avant l’entrée de tout le bataillon dans Nice, le Captain Tims Quinn de la C Company, prend refuge dans le feu croisés du maquis, où des allemands et des collaborateurs se trouvent au grand Hôtel Negresco. Quinn communique à Joerg par radio de venir, mais ce dernier lui ordonne de revenir sur le Var, ordre qu’il désobéît. Quinn voit beaucoup de combats de rue. En montant dans la voiture du maire, Quinn est choqué de voir des hommes battre des collaboratrices dans la rue, leur raser la tête et de les déshabillé. Il saute hors de la voiture au point de mettre un terme à cette raclée. Le maire de Nice le réprime pour sa. Quinn lui rétorque : « Nous sommes venus pour vous aider, pas pour vous voir brutaliser des femmes ! » Comme Cicchinelli l’avait fait à Draguignan, Quinn enlève un drapeau Nazi et l’expédie chez lui.

En attendant, les FFI pourchassent les allemands et, à l’aube du 29 août, le Lieutenant Joseph Amaldi et son sergent Albert Le Large, tout deux patriotes français, rapportent que, hormis quelques allemands isolés, la ville est libre mais la rumeur laisse entendre qu’ils reviendraient en force et les FFI pressent les Américains d’entrer dans la ville.  Le bataillon avait reçu l’ordre de rester sur la rive opposée afin de bloqué toute tentative de contre attaque ennemie ! Puisque les FFI contrôles la ville mais craignes un retour de l’ennemi, le 551st est convaincu, après de vive discussion, d’entrer dans Nice.

Les groupes de FFI avaient pourchassés les allemands autour, et dans la ville, et le matin du 29 août, Jojo, Le Large, et deux autres résistants arpentent Nice dans une Citroën. Le chef du groupe craint une contre attaque ennemie, et ordonne d’encourager les Américains à prendre positions dans la ville ! La résistance contacte le 551st au Pont du Var et rapportent que les allemands quittent Nice. Cependant les parachutistes ont ordres de rester sur leurs positions en dehors de la ville et de ne pas franchir le Var qui constitue une excellente ligne de défense en cas de contre-attaque ennemie. Les Américains trouvent l’évacuation allemande suspecte. Le Large suggère donc de guider un soldat dans la ville. Les américains acceptent mais exigent qu’un FFI reste avec eux. Jojo, qui ne sait pas conduire, reste, pendant que les autres résistants accompagnent le para dans les rues principales de la ville. Ils ne manquent pas de lui faire visiter « La Madeleine », afin de dignement célébrer la libération de la ville, et il le fait avec ferveur. Guidés par Joseph Arnaldi, le soldat américain arrive Bar-Épicerie-Restaurant chez Trombetta où la population le fête. L’alcool coule à flots ! Les FFI le ramènent dans les lignes américaines, totalement ivre, il fait son rapport à ses supérieurs : « Yes, libre, Nice… Good ! » puis il s’effondre tellement il est alcoolisé. Quand à Jojo, il repart en ville avec une autre patrouille.

Le sergent-chef, Albert Le Large du groupe de résistance "Jojo Arnaldi", en compagnie d'Eugene Cherry, premier parachutiste américain à entré dans Nice.

Le sergent-chef, Albert Le Large du groupe de résistance « Jojo Arnaldi », en compagnie d’Eugene Cherry, premier parachutiste américain à entré dans Nice.

À 10 heures, le 29 août 1944, le 1st Lt. Dick Durkee, 2nd platoon leader de la A Company du 551st PIB est le premier officier à entrer dans la ville avec un squad sous les ordres de Pappy Herrmann à la périphérie de Nice pour mesurer l’ampleur de la résistance allemande. Bien que les rues soient désertes et calme, Durkee décide de continuer. La première personne qu’il voit est une petite fille de 5 ans qui court hors de sa maison en criant « Les Américains ! Américains ! » Les gens commencent vite à affluer de leurs maisons et bureaux. Cette ville fantôme devient vite un cirque en quelques secondes. Quelqu’un met un bouquet de fleurs dans les bras de Durkee, ce dernier mettant son fusil à l’épaule. Le beau et sans casque Joe Thibault est orné de baisers.

Durkee demande ensuite des renseignements pour savoir où se trouve le meilleur hôtel de la ville et est rapidement conduit vers le grandiose hôtel Negresco. Cette nuit-là un groupe de musique joue l’hymne national américain sur la place de la ville, acclamant Durkee et le maire sur un des balcons de l’hôtel.

Five O’ Niner et Forcemen à Nice

Dans l’après-midi du 29 août, le Lt. Hugh Shaw, commandant du Demolition Platoon du 509th, vérifie un pont sur le Var au nord de la ville lorsqu’une jeune femme de la Croix Rouge vient à lui pour lui dire que les allemands ont quittés la ville. 7 hommes du peloton embarquent dans son camion et vont donc à Nice où ils sont les premiers Five O’ Niner à entrer dans la ville en buvant et fêtant la libération.

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Les Five O’ Niners des Demolition et Mortar Platoon sur un camion du 443rd AAA Bn.

Le 29 août, la FSSF se trouve également sur la rive ouest du Var en face de Nice et eux aussi envoient des hommes en reconnaissance dans la ville. Le Colonel Jack Akehurst commandant du 1st Regiment veut entrer dans Nice accompagné de Peter Cottingham et Luther Tilley, deux éclaireurs.

En s’approchant du fleuve, les trois hommes remarquent que le pont principal menant en ville est partiellement détruit. Lorsqu’ils traversent, ils sont accueillit de l’autre côté par une délégation d’officiels de la ville qui avait amené avec eux une voiture noir décapotable dans laquelle ils proposent de les amener dans leur ville.

Akehurst s’assit du côté passager à l’avant et les deux autres hommes sur les ailes, Thompson en main. Lorsqu’ils entrent en ville, les rues sont bondées de Niçois agitant des drapeaux et pour d’autre offrant des fleurs ou du vin.

Le 30 Août, le Général Frederick reçoit la permission du Général Devers de franchir le Var et d’occuper la ville où les français fêtent officiellement la libération de Nice.

La colonne du 509th entre par l’avenue de la Californie et la rue de France où elle traverse triomphalement  la ville envahie par une population en délire et continue sa poussée vers l’est vers Menton. Une partie de la colonne est envoyée au nord à Saint André afin d’établir le contact avec les hommes de la First Special Service Force et l’autre progresse vers l’est passant par les diverses localités perchées sur les Corniches de la Riviera. L’Etat Major du 509th quand à lui, s’établit à l’hôtel Alambra, qui devint un peu plus tard le Quartier Général de la 1st Airborne Task Force pour le reste de la campagne.

Un seul homme est mort durant la libération de Nice, et accidentellement. Il s’agit du Pvt. Paul E. M. Pollender qui reçu un coup de feu provenant d’un de ses amis alors qu’ils étaient saouls.

Le déminage de l’aéroport de Nice

À la mi Septembre 1944, la mission de la 596th Airborne Engineer Company du 517th PRCT est de nettoyé l’aéroport de Nice qui est truffé de Tellermine. Les hommes du génie font exploser les mines dans la mer. Hélas, six hommes du 3rd platoon de la compagnie se trouve prêt d’un camion transportant plusieurs centaines de ces mines. Un homme lance une mine à un autre se trouvant à l’arrière du camion pour ne pas perdre de temps et ce dernier la loupe… Le camion explose. Certains hommes travaillant à quelques centaines de mètre de là sont assourdis par l’explosion. Six hommes sont tués ce jour là, ce sont le Sgt. Wallace P. Englert, les Pfcs. William F. Boggan, Herbert B. McLamb, Alois J. Siewierski, et les Pvts. Vestal R. Lucas et Harold H. Miller.