Mission Canary

Sept-cent-trente-six Goya Birds du Lt. Col. Wood Joerg et quelques paras de la 887th Airborne Engineer Aviation Company embarquent dans 41 avions du 437th Troop Carrier Group. 

Ci-dessus : Ces parachutistes du Heavy Mortar Platoon s’abritent du soleil sous l’aile d’un C-47 avant de recevoir l’ordre d’embarquer car les avions sont de véritable fournaise. Identifier, de gauche à droite : Pvts. Clell W. Whitener, Paul Kristofik, Thomas O. Bonner, Robert C. Brown, Gordon Roberts, et le T/5 Gaither Patterson de la A Company

Ci-dessus : Ces parachutistes du Heavy Mortar Platoon s’abritent du soleil sous l’aile d’un C-47 avant de recevoir l’ordre d’embarquer car les avions sont de véritable fournaise. Identifier, de gauche à droite : Pvts. Clell W. Whitener, Paul Kristofik, Thomas O. Bonner, Robert C. Brown, Gordon Roberts, et le T/5 Gaither Patterson de la A Company.

Décollant vers 15h15 de l’aérodrome de Montaldo, le bataillon doit être largué sur la DZ A allouée au 551st pour 18h01 qui est située à environ 800 mètres au sud de La Motte sur le domaine du château de Valbourges.

Accroché aux avions des Goyas, se trouve des planeurs transportant un peloton de la 887th Airborne Engineer Aviation Company, rattaché à l’unité comme soutien et des engins de terrassement. Certains de ces hommes du génie font partie de l’opération de parachutage du bataillon. Durant le vol il y a quelques accidents et alarmes. À mi-chemin du trajet, quelqu’un active accidentellement l’interrupteur à bascule du faisceau d’équipement contrôlant les 6 containers du C-47 de l’avion du 2nd Lt. Phil Hand et perd la moitié du matériel de démolition, celui-ci ayant atterri dans l’eau…

Le parachutage s’effectue dans de parfaites conditions entre 18 heures 04 et 18 heures 10. 17 parachutistes sont blessés durant le saut. Gilbert François atterri près de la voie ferrée et se dirige immédiatement vers le château. Les C-47 du 437th TCG sont de retour sur leur base à 20 heures 18.

Atterrissant dans un champ de vigne, le Cpl. Mel Clark se débarrasse rapidement de son parachute et commence à se glisser le long d’une rangée de vigne. Il se rappel du mot de passe et se souvient que s’il l’oublie, le mot de passe universel de la Task Force est «Billy the Kid.» Soudain, Clark entend un bruissement inquiétant juste devant lui. La tension monde. Il met son fusil en joue et dit le mot de passe «Liberty !» mais ne reçoit aucune réponse qui doit être «France.» Clark relance le mot de passe mais ne reçoit toujours aucune réponse. Le trooper enlève la sécurité de son arme et entend soudain une voie avec un fort accent anglais qui lui répond «Jesse James, Tom Mix – Oh, some bloody american cow boy !»

Le Pfc. Thomas B. Waller traverse un arbre et atterri durement dans le lit d’une rivière asséché. D’autres hommes tombent à côté de lui et se font tirés dessus par les allemands depuis un bois. Waller coupe le harnais de son parachute, remonte son arme et rampe en dehors du lit de rivière. Il se trouve rapidement face à face avec les deux premiers allemands de sa vie, tous les deux morts, sur le dos, leurs yeux regardant le ciel. Waller reste un moment, observant les cadavres et se dirige ensuite vers la zone de rassemblement de son bataillon. En se rapprochant de la zone de rassemblement, Waller repère plusieurs silhouettes portant l’uniforme gris-vert de la Wehrmacht. Le trooper commence à les mettre en joue lorsque soudain il aperçoit derrière les six allemands son commandant de compagnie, le Capt. Marshall Dalton qui avait quelques minutes avant atterri sur un équipement bundle, atterrissant dans les bois puis capturer les six allemands.

Lorsque le Lt. Col. Wood Joerg se dégage de son harnais, une silhouette apparait devant lui. C’est le Capt. Tims Quinn, patron de la 551st Pathfinder Team qui avait sauté près de la DZ C la nuit d’avant. Quinn lui dit : «Un magnifique job, Colonel ! Je pense que le bataillon entier a atterri en plein sur la DZ !» Joerg sourit et part rassembler ses parachutistes. Mais il doit se dépêcher, les planeurs vont arriver d’une minute à l’autre là où son bataillon a atterri.

Lors du saut, un container descendant à plus grande vitesse que les parachutistes tombe sur la voilure du 1st Lt. Marshall Dalton commandant de A/551 à une altitude de près de 150 mètres, ce qui met sa voilure en torche. Réagissant immédiatement, il sauve sa vie en s’accrochant au container et descend avec celui-ci.

Le Lt. Col. Wood Joerg emporte avec lui un drapeau Confédéré qui doit servir de signal de ralliement sur la DZ. Au sol, le temps est précieux, car il faut récupérer les containers et préparer des positions défensives autour de la DZ, afin de protéger l’arrivée des planeurs, prévu d’atterrir au même endroit où les Five-Fifty-First venaient d’arrivé seulement quelques minutes auparavant ! 18 pilotes de planeurs sont tués, il sont enveloppés dans des parachutes blancs et sont alignés contre le mur de la cour. Une plaque est apposé dans la chapelle, offerte par les vétérans du 551st PIB pour ne pas oubliés…

On compte aussi 80 blessés qui occupaient les planeurs. L’un d’eux s’écrase même dans un arbre avec une jeep et deux pilotes, tous les deux sain et sauf. L’échelle et un morceau tubulaire du planeur sont toujours présent dans un platane du domaine, ce dernier ayant poussé par dessus.

Le Pvt. Jack Funk saute avec une guitare le Jour J. Il n’aura jamais l’occasion de joué son morceau préférée en France intitulé «The Wreck on the Highway». Il est tué quelques instants plus tard par un tir d’artillerie sur la Drop Zone A. Jack Funk est le second parachutiste du 551st PIB à mourir au combat.

Le Jour J des combats opposant une importante garnison allemande à un groupe de maquisards, eurent lieu à Draguignan. Les allemands, qui avaient évacué la ville lors du parachutage, étaient revenu afin d’occuper le lieu et conduisaient des représailles contre les FTP (Francs Tireurs et Partisans).

Après quelques accrochages avec des éléments allemands stationnés autour de la DZ, les Goyas passent de la défensive à l’offensive.

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