Serial 4

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À environ 5 kms de sa DZ, le Captain Tims Quinn commandant de la 551st Pathfinder Team gît assommé à côté d’une pierre longeant un grand champ qui n’est autre que la Drop Zone C. Quinn, 26 ans, est responsable du balisage de la Drop Zone A pour son bataillon. Tims Quinn a violemment atterri sur un mur de pierre mais il n’est qu’étourdi sans avoir souffert de blessure grave. Lorsque son parachute s’est ouvert il a reçu une terrible secousse. Sa Tommy gun, son pistolet et sa musette avait été arraché à cause des tirs et des explosions des obus de la flak. Maintenant en territoire ennemi et seul, il est armé seulement d’un couteau de tranchée sanglé à sa botte de saut et il n’a plus que sa boussole.

Durant le vol, cinq avions du Serial 4 comprenant 3 avions transportant la A Company du 509th PIB et deux avions transportant des artilleurs du 463rd PFAB reçoivent le signal de saut deux minutes trop tôt et atterrissent près de Saint-Tropez. Les parachutistes des 5 avions arrivent à se regrouper et prennent contact avec les résistants et combattent à Saint-Tropez.

Conformément au plan, le parachutage du Serial 4 a lieu à 4 heures 25. Tous les sticks sont largués sur la DZ C même si le sol est recouvert par le brouillard et qu’il n’y pas de signal, à l’exception de 2 avions. Quatre d’entre eux atterrissent en dehors de la DZ.

Le 1st Platoon de la 596th Parachute Combat Engineer Company rattaché au 509th Combat Team embarque à Follonica aux environs de 2 heures le 15 août et est largué aux environs de 4 heures 20 à quelques centaines de mettre au sud-ouest de la DZ C. Le Capt. Robert W. Dalrymple, commandant de la compagnie saute avec le 1st platoon et atterrit sur des rochers sans encombres mais a perdu sa musette contenant ses cartes. Il a du mal à se détacher de son harnais du fait que ses deux housses de gourde, l’une transportant de l’eau et l’autre des grenades se sont coincés dedans. Une fois y être arrivé, Dalrymple traverse la Nartuby peu profonde à pied. En remontant l’autre berge, l’un de ses hommes surpris de le voir arrivé par là le braque son ventre avec son arme mais les deux hommes arrivent à se reconnaitre et Dalrymple remarque quelques un de ses autres hommes présent sur la berge.
L’objectif de la compagnie est de s’emparer du pont sur l’Argens ce qu’ils font sans difficulté.

La mission des parachutistes est la prise des hauteurs au sud du Muy et le blocage de la route Le Muy-Sainte Maxime.

Les parachutistes du 509th rassemblent leurs équipement pour la plupart accrochés dans les arbres et se rassemblent au bout d’une demi heure. Le Captain Bud Siegel commandant de A/509 attend le Cpl. Edward F. Wojick qui est le radioman de la compagnie et qui doit réussir à prendre contact avec le Battalion HQ et les autres compagnies. Wojick dit à Siegel qu’il a perdu sont équipement et ce dernier, mécontent, lui demande de repartir et de ne pas revenir avant qu’il retrouve sa radio. Il ne l’a pas revu pendant au moins 3 semaines !

À l’aube, Siegel et sa compagnie se retrouve sur la colline au sud du Muy et a une vue parfaitement dégager de la ville.
Le 1/596 a également sécurisé le pont qui était son objectif.

Les deux autres sont mis en position de tir à 15 heures. Les HQ et D Battery se déplacent en position tout au long de la mâtiné et du début d’après midi.

Sur la route Sainte Maxime-Le Muy dans le secteur des Preyres, les artilleurs de la D Battery installent un point d’appui avec des bazookas et des mitrailleuses en direction du sud. Le PC est mis en place aux Hauts Petignon. Dans l’après midi, 22 obus sont tiré par les pièces du 463rd PFAB, alors que les Five O’ Niners tentent de rejoindre le Muy par le pont de la rivière Nartuby.

Un des quatre canons de la A Battery du 463rd PFAB sur la Drop Zone C.

Un des quatre canons de la A Battery du 463rd PFAB sur la Drop Zone C.

Le 1st Lt. Kenneth Shaker, commandant en second de A/509 envoi alors une autre patrouille au nord du Muy qui installe un poste d’observation dans une petite ferme à quelques mètres de la route menant à la ville. Les communications sont mauvaises alors des messagers sont envoyés. Le 2nd Lt. Solomon Weber (Communication Officer) est demandé d’étendre les communications avec des cables, il réalise cela en une demi heure.

Des mortiers de 60 et 81mm ainsi que des mitrailleuses sont mises en position sur les hauteurs au sud du Muy et des consignes sont donnés pour ne tiré que sur ordre. Concernant la patrouille envoyé au nord de la ville, les allemands deviennent nerveux et tirent dans les bois où les paras sont censés être. Les mortiers ont alors ordre de tirer et la colonne allemande se met en fuite. Peu après, une mitrailleuse est mise en place dans une autre ferme près du poste d’observation.

Peu avant l’attaque du 509th sur Le Muy, le Brigadier General Butler arrive au PC du bataillon sur la DZ C et lui fourni quelques chars Sherman pour appuyer l’attaque sur la ville. L’assaut commence à 12h30 avec deux platoons supportés par les canons du 463rd PFAB ainsi que le LMG et Mortar Platoon de l’HQ Company. Le 1st platoon attaque sur le flanc, tandis que le 3rd platoon attaque frontalement. Le 2nd platoon reste en réserve.

Les allemands commencent à leur tirer dessus et Siegel hurle de garder la tête baissé. D’important tir ennemi viennent frapper les assaillants américains. Le 1st platoon qui doit flanquer les positions ennemies sur le flanc gauche s’engage dans un combat court mais féroce et l’artillerie neutralise deux blockhaus pour que le platoon puisse de nouveau avancé et à nouveau engagé le combat avec les allemands où les parachutistes capturent deux maisons. A 13 heures 30 les chars promis arrivent et tirent sur les positions fortifiés. Le 2nd platoon résté en réserve, grimpe sur les chars et se met à avancer dans le Muy.
À 16 heures, un message est reçu comme quoi le 550th Glider Infantry Battalion est au Muy. 26 prisonniers sont fait par la Able Company du 509th Parachute Infantry durant cette action. Le Muy est pris le 16 août dans l’après midi.

Une patrouille de combat continue sur les chars en direction de Fréjus pour établir le contact avec la 36th Infantry Division qui avance au nord des plages. Après avoir parcouru 8 miles, les paras et les tankistes arrivent sur des positions ennemis où 3 camions de munitions sont détruit et deux chars sont immobilisés. Après cela, le bataillon se rassemble à une zone de bivouac au sud du Muy sur l’Argens pour se réorganiser.