La reprise de la région de Fayence

Le Jour J, de nombreux parachutistes américains et britanniques avaient été abandonnés à leur sort dans la zone de Fayence-Callian. Bien que beaucoup soient blessés, de nombreux hommes valides combattent avec la résistance pour harceler les allemands dans tous les sens possibles et inimaginables.

Le 19 août, tandis que le reste du 517th PIR se trouve dans le secteur du Muy, Howard Hensleigh est renvoyé à Callian et le Captain Joe McGeever, avec un officier et des jeeps du 602nd GFAB à Fayence afin de ramener les blessés vers un hôpital.

Le 1st Lt. Howard Hensleigh de la section S-2 (renseignement) part lui avec une vieille berline noir, fournie par le Colonel Graves. Malheureusement, les allemands occupent encore le secteur. Les habitants de Callian disent à Hensleigh que les blessés du saut ont été déplacés à Montauroux, village encore tenu par une grande force allemande. Un habitant de Callian connait cependant une manière d’entrer dans Montauroux sans alerter les allemands et s’offre d’aller avec lui.

Hensleigh arrive finalement sain et sauf à Montauroux. Les allemands chargent leurs camions et sont sur le point de s’en aller. La bonne nouvelle est que les allemands ont laissés les blessés dans le petit poste médicale dans la vallée en dessous avec Doc Plassman. Lorsque Hensleigh arrive à Montauroux, il trouve Doc Plassman dans son hôpital de campagne portant une blouse blanche entouré d’une quinzaine de parachutistes blessés lors du saut et d’autres s’étant réfugier à l’intérieur et d’une dizaine d’allemand qu’il avait également soigné. Il avait traité plusieurs soldats allemands blessés et avait effectué une opération de secours sur un de leur officier.

Lorsque les allemands partent, Hensleigh transmet par radio au Colonel du 141st IR de ne pas bombarder la ville et qu’il peut avancer sans danger et qu’il a besoin d’une ambulance afin de ramené tous ses blessés.

À Montauroux une patrouille du 141st Infantry Regiment signale en début d’après-midi du 20 août que le village est innocupé et qu’elle est relevée par les parachutistes. À Callian, les hommes de la Task Force Eitt se battent encore.

Le retour du 517th PIR

Ironie du sort pour les parachutistes du 3rd Battalion qui ont rejoint Sainte-Roseline après une marche forcée depuis Fayence, le 19 août le 517th reçoit l’ordre de se diriger vers Fayence et Montauroux afin de relever les éléments du 141st Infantry Regiment.

Le 20 août, n’ayant pas libéré ni Fayence, ni Callian, les paras du 3rd Battalion font marche inverse et reviennent, mais cette fois-ci avec le 2nd Battalion. 200 allemands se trouvent à Fayence et à Callian. Le 2nd Battalion passe par le même chemin traversé précédemment par le 3rd Battalion de Mel Zais, de Callas à Fayence, et le 3rd Battalion passe à travers Bagnols jusqu’à Callian.

L’Action de l’OSS

Callian et Montauroux maintenant libéré, il ne reste plus qu’une garnison allemande obstiné se trouvant à la Roche de Fayence ayant résisté à plusieurs attaques de la résistance. De nombreux allemands ont pris position à Fayence où ils sont placés sous les ordres du Major Paul Turnow, commandant du Reserve-Grenadier-Bataillon 327, l’un des deux bataillons à avoir été envoyer à Draguignan depuis Grasse dès le 15 août.

Suite aux largages accidentels dans la région de Fayence, plusieurs parachutistes égarés du 517th PIR se joignent à l’équipe de l’OSS. Durant ces combats, les parachutistes et l’équipe de l’OSS commandé par le Lt. Walter C. Hanna se frotte aux soldats allemands de Turnow et organisent finalement une possible reddition de leur part.

Pendant ce temps aux abords de Fayence se trouve Dick Seitz et son 2/517 qui a ordre de prendre le village. Il envoie le 1st Lt. Walter G. Irwin, commandant du Machine Gun Platoon du 2/517 en reconnaissance. Durant sa patrouille, Irwin est prit sous un intense feu de 20mm et d’armes automatiques. Alors que sa patrouille est cloué au sol, Irwin avance seul et entre dans la ville et vadrouille pendant une heure de maison en maison en arrivant à localisé deux canons de 20mm. Repéré lorsqu’il revient vers ses hommes, il se fait tiré dessus mais continue d’avancer. Il revint avec des informations précises sur l’emplacement des canons de 20 mm. Le soir du 20 août, un formidable tir d’artillerie provenant du 602nd GFAB est provoqué sur Fayence. Le Lt. Hanna envoie donc un messager en ville demandant aux allemands d’envoyer un émissaire afin de discuter d’une reddition.

Les parachutistes se demandent si l’émissaire allemand viendrait à l’heure prévue mais ce dernier arrive dans une voiture de la Croix Rouge avec Germaine Michel-Jaffard elle-même de la Croix Rouge qui est aussi chef de la résistance à Fayence. Au cours de l’échange, Hanna lui présente les termes de la reddition et l’allemand se montre tout d’abord réticent à les accepter jusqu’à ce que l’officier de l’OSS le menace de les anéantir s’il ne les accepte pas. À la fin de la rencontre, les tirs d’artillerie cessent miraculeusement après qu’Hanna ai dit à l’allemand que les tirs cesseraient si les termes de reddition étaient acceptés (Hanna n’avait aucun contact avec le gros du 517th PIR et ne savait pas du tout d’où les obus partaient.)

Afin de pouvoir prendre les 400 prisonniers, Hanna décide de contacter les hommes du 517th PIR pour les aider. Des membres du groupes partent pour essayer d’en localiser mais ils rentrent peu de temps après en disant qu’il n’en ont vu que dix en patrouille et qu’ils ne peuvent pas venir. Hanna se dit alors qu’il doit y en avoir plus à proximité et part lui-même allé voir. Il rencontre ainsi des éléments avancés du 2/517 de Dick Seitz. Le commandant du groupe est un ami d’Hanna et lui promet un platoon, après que ses hommes se soient reposés, n’ayant pas dormis depuis plusieurs jours après le saut. La reddition est prévue à 9h et il n’y a pas de temps à perdre. Après s’être reposé, le groupe part en camion qui ce dernier tombe en panne à 10 kilomètres du lieu d’arrivé. Une décision est vite prise et Hanna avec cinq autres parachutistes montent dans une voiture et foncent vers son QG cinq minutes avant.

Entre temps, Germaine Michel-Jaffard, commandant de la résistance de Fayence a mis un drapeau blanc sur un baton et monte jusqu’à la Roche qui fait environ 8 mètres de haut. Elle supplie le commandant allemand de sauver la ville des bombardements en leur disant qu’elle prendrait contact avec les américains.

Lorsque le groupe du Capt. Hanna arrive, le drapeau blanc flotte en haut du fort et les allemands descendent sans leurs armes ayant été collectés en un tas. C’est à ce moment là que le 2nd Battalion est prêt à passer à l’attaque par la porte sud… D’une colonne de 184 allemands sortant du fort les mains levées.

À midi le 21 août, toute la zone de Fayence à Callian est sécurisée. La région de Fayence est définitivement libre, le reste des troupes allemandes s’étant replié vers Grasse.