Book review : Battlefield Surgeon (FR only)

Les services médicaux de l'armée, qu'ils soient en première ou en seconde ligne, infirmer ou chirurgien furent probablement ceux ayant le plus vu d'horreur durant la seconde guerre mondiale. Paul A. Kennedy retranscrit cette horreur et son train-train quotidien à travers un journal qu'il entretiendra tout au long de la guerre.

Battlefield Surgeon retranscrit le journal intime qui fut écrit quasiment jour après jour par le Capt. Paul A. Kennedy qui fit partie du 2nd Auxiliary Churgical Group en opérant depuis l'Afrique du Nord jusqu'en Allemagne et ce, en passant par l'Italie et la France, en ayant débarqué sur les côtes Provençales le 15 août 1944.

Son fils : Il était jeune, relativement inexpérimenté comme chirurgien et fut confronté à des cas d'un niveau sérieux et complexe qui furent rarement rencontré dans la pratique civile. À la fin de la guerre, il avait méticuleusement documenté 355 de ces cas. Pendant environ trois ans, il vécut une sorte d'existence nomade : Rangement du matériel, changement d'endroit, installation, rangement du matériel, changement d'endroit, installation... d'innombrables fois, toujours en suivant l'allure du front. Il vivait enterré parmi les troupes pilonné sur la tête de pont d'Anzio, auquel il faisait référence à l'artillerie allemande par "L'Anzio express, chevauchait le vent." Il entra dans Rome le jour après qu'elle fut libérée, il entra à Dachau deux jours après qu'il fut libéré. Il était mal à l'aise, sale, il avait chaud, froid, il était nostalgique et surtout, seul. Ma mère lui manquait terriblement; il avait envie de voir ses enfants. Mais la fin de son service était indéfinit. Il savait qu'il ne rentrerait chez lui qu'après la fin de la guerre.

Paul Kennedy n'était pas non plus un chirurgien ou un bon dessinateur, mais il avait aussi une passion pour la photographie et prit environ plus de 2000 clichés durant tout son service en Afrique du nord et en Europe. Entre le 22 et le 23 mai 1944 le ton de son journal change. après la monotonie du front d'Anzio en parlant d'un front plutôt "calme" l'apparition de centaines de blessés est décrit comme un véritable chaos... Il fut aussi témoin du naufrage du LST 282 au Dramont le 15 août 1944 et s'installa au Muy pendant une courte durée avant de continuer dans la vallée du Rhône.

Ce genre de livre manque dans l'historiographie américaine en espérant que d'autres suivront.

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